09 juin 2009

Au revoir, au revoir, président!

Gentils messieurs et gentes dames,

mettez vos blogrolls à jour, je déménage.

Depuis peu, j'officie ici. Et oui, cette fois je tiendrai mon petit monde à jour!

Ce blog a fait son temps et s'auto-détruira automatiquement dans quelques semaines.

A tout bientôt!

10 février 2009

La dernière séance

2008movies_BenjaminButton.jpgJ'ai récemment renoué avec le cinéma. A vrai dire, je n'ai jamais totalement déserté les salles obscures, mais pendant un temps je ne m'y rendais plus que très rarement. A présent, je tiens une bonne moyenne d'un film par semaine, ce qui est, in my humble opinion, très honorable.

Dernier film vu: The Curious Case of Benjamin Button, de David Fincher. Benjamin Button naît le jour de le fin de la première guerre mondiale, prisonnier d'un corps de vieillard. Un médecin lui prédit une mort imminente, mais curieusement, à l'inverse du commun des mortels, Benjamin, tout au long de sa vie, va rajeunir.

J'ai passé un bon (et long, 2h45!) moment. Il faut dire que j'adoooore Cate Blanchett. Cela étant, je suis une piètre critique cinématographique, et le but n'est d'ailleurs pas ici de critiquer, je me contenterai donc de dire que j'ai apprécié l'esthétique du film (non, je ne parle pas de Brad Pitt) mais qu'à mon avis, il manquait quelque chose (Brad Pitt nu?) pour qu'il soit grand. Trop prévisible ou trop convenu peut-être. Pour moi, le meilleur Fincher reste de toute façon l'indétrônable Fight Club que j'avais littéralement adoré. A côté, Benjamin Button semble fadouille.

RevolutionaryRoadG.jpg

 

Revolutionnary Road (Les noces rebelles) de Sam Mendes a été une belle surprise. J'avais des a priori sur le couple Di Carpio/Winslet (syndrôme Titanic, souvenir de longues heures d'ennui), mais j'ai été emballée. Les deux acteurs interprètent Frank et April, un couple d'américains qui se pensent différents des autres et jurent de ne jamais se plier aux conventions sociales. Les costumes, coiffures et décors des années 50 m'ont ravie, et j'ai été profondément remuée par le personnage tourmenté d'April, prisonnière de sa vie étriquée et de son pâle quotidien, portée par ses rêves et l'espoir d'une existence intense. Je m'attendais à quelque chose de très moyen, mais j'ai été touchée, ce qui me fait dire que ce film a atteint son but. Sur moi, du moins.

 

che_l_argentin_1.jpg

J'ai suis également allée voir Che, première partie: L'Argentin, le dernier Soderbergh. N'étant pas très calée en la matière, j'ai appris pas mal de choses sur la révolution cubaine. J'ai bien aimé les aller-retour dans la chronologie qui offrent une vue d'ensemble de l'h(H)istoire en nous présentant Guevara à différentes époques, avant et après la victoire.

J'avais lu certaines critiques très élogieuses, et d'autres impitoyables qui décrivaient le film comme totalement orienté, à la gloire du Che. Certes, il n'est pas totalement neutre, et l'on sent bien qu'on veut nous faire passer qu'Ernesto était un chouette gars et un gentil docteur malgré ses travers, et qu'il n'appréciait pas que l'on vole la voiture d'autrui, même si l'on avait tiré au mortier sur son propriétaire un quart d'heure avant (contrairement à Batista et à son gouvernement qui, eux, étaient de vrais vilains). (Ceci dit, en toute objectivité, si, comme les guérilleros, je m'étais battue, cachée, si j'avais survécu dans la jungle en treillis kaki, sous la pluie, dans la boue, à risquer ma vie à chaque instant je trouverais légitime de prendre le contrôle politique du pays et d'éliminer mes adversaires, non mais oh). Le film s'achevant sur la prise de Santa Clara, dernier bastion avant la Havane, il ne me reste plus qu'à aller voir la deuxième partie!

06 février 2009

Surreal King

A l'occasion d'un périple à Londres l'été dernier, j'ai eu l'occasion de découvrir au Design Museum une sublime exposition consacrée au photographe Tim Walker.

(Oui, l'information date, que voulez-vous je ne suis pas faite pour restituer l'événement dans l'urgence. Ceci expliquant certainement pourquoi je n'ai pas été reçue aux oraux de l'école de journalisme il y a quelques années, le jury clairvoyant ayant sans doute entrevu mon moi profond. Bref.). 

Pour les incultes (dont je faisais partie il n'y a pas si longtemps que cela), Tim Walker, né en 1970, a étudié à l'Exeter Art College d'Oxford. Sa carrière a réellement débuté quand il a remporté la troisième place du concours du Jeune Photographe Indépendant. Les lecteurs/lectrices de Vogue, W ou Harper's Bazaar sont certainement déjà tombés au fil des pages sur ses sublimes photographies étranges et oniriques. Tim Walker a également travaillé pour les campagnes publicitaires de Gap, Barneys ou encore Yohji Yamamoto.

L'univers de Tim Walker est enchanteur, irréel, délicieux et souvent d'une drôlerie frôlant l'absurde. Je suis littéralement tombée en pâmoison devant certaines de ses oeuvres. Bien sûr, toutes de m'ont pas touchée (notamment certaines photos de mode dont je ne suis pas très friande) mais les quelques unes que j'ai adorées sont restées gravées dans mes pupilles. Hors du temps, sorties tout droit d'un conte de fée ou d'un monde qui n'existe pas, ses mises en scène sont d'une troublante beauté.

Je vous livre ici mes préférées, prises avec mon petit numérique à l'insu du vigile du musée. Vous noterez qu'entre les reflets des vitres ou un cadrage parfait, j'ai du faire un choix (saleté de flash) ...

 

DSC04733.JPG

 Une salle de bain transformée en jardin

 

DSC04735.JPG

Un arbre illuminé par de somptueuses robes-lanternes... je trouve l'idée merveilleuse.

 

DSC04742.JPG

Moi qui rêve d'un chat, l'idée d'un minou pastel ou

barbapapa me transporte!

DSC04740.JPG

J'ai toujours eu un faible pour les rousses au teint de porcelaine, l'effet-miroir transforme

celle-ci en une énigmatique poupée.

 

DSC04736.JPG

Une petite sieste?

 

Vous pouvez retrouver ces photos (et bien d'autres) en qualité optimale sur le net. J'ai simplement tenu ici à mettre les miennes (on ne va pas voler le travail des autres, n'est-ce pas?).

A l'issu de cette magnifique exposition, ma vessie de fifille ayant encore fait des siennes, j'ai eu l'occasion de découvrir les toilettes rigolotes du Design Museum qui valent elles-aussi le détour! C'est la première fois de ma vie que j'aime des WC (c'est grave docteur?). La preuve en images:

 

DSC04744.JPG

Des portraits sur les portes

 

DSC04743.JPG

Même les lavabos sont cool!

 

DSC04754.JPG

A l'intérieur, une phrase dont certaines lettres ont été grattées et qui m'a bien faite rire:

"Please use the sanitary bins provided" devient "Please use Anita in video" (si, si, je vous assure que c'est drôle!).

 

Je vous laisse ici, avec une photo des quais tranquilles de la Tamise aux abords du musée. Vous ai-je déjà dit que j'aimais Londres d'amour?

 

DSC04750.JPG

25 janvier 2009

Préambule

Lecteurs, lecteuses,

Vous avez sans doute remarqué que ce blog est à présent tout neuf. L'interface n'a pas changé mais j'ai fait table rase de tous les articles publiés précédemment.

J'ai laissé passer quelques mois avant de réécrire, le temps de me rendre compte que je n'avais plus envie de faire partager les mêmes choses qu'avant. Je ne sais pas encore quelle direction ce blog va prendre, mais parfois il faut se débarrasser de ce qui nous encombre pour avancer, ou simplement pour respirer plus facilement. C'est chose faite et nous repartons à présent de bon pied pour de nouvelles aventures!

Je dis "nous" car mes statistiques m'ont livré aujourd'hui que presque 200 visiteurs uniques s'étaient rendus ici ce mois, alors même que je n'écrivais plus. Certes, 200 internautes, c'est une goutte d'eau dans la blogosphère, pas de quoi crier au succès, mais quand même, ça m'épate (il m'en faut peu, je vous le concède). Je ne sais pas qui vient ici, ni ce que ces personnes y cherchent, mais le fait est qu'elles viennent, et sont peut-être même intéressées par ce que je raconte. La classe américaine, quoi.

Quoiqu'il en soit, c'est ici qu'une nouvelle étape commence et j'espère la rendre moins soporifique qu'un Tour de France. 

A tout de suite!